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Paroles de stagiaires de la formation professionnelle

Moustafa du BP 16 à Montpellier,

Pendant le confinement, la mairie de Montpellier a organisé un service minimum d’accueil pour les enfants de personnels mobilisés pendant la crise.

Du coup, une forme de roulement a été instauré par le service, et donc j’ai été mobilisé pour être responsable d’accueil de loisirs pour une semaine.

On a été bien équipé: gants, masques, gel, espace.

Travailler dans ces conditions était très particulier. En effet, faire respecter aux enfants les règles d’hygiène et de sécurité, malgré le petit nombre d’enfants (7) était clairement compliqué, les mater c’était mission impossible…

Du coup, on a énormément fait de jeux de société et de temps libre car ces activités permettaient de respecter les règles de distance entre chaque personne.

 


 

Samir du BP 17 à Montpellier,

Pendant le confinement j’ai été appelé par mon responsable de structure, pour me prévenir que l’ALSH (Accueil de Loisirs Sans Hébergement) ouvrait pendant la période de vacances scolaire pour les enfants du personnel soignant.

La crise sanitaire qui a frappé la France a engendré un total changement au niveau de ma pratique professionnelle, des quotas différents entre animateurs et enfants, ses barrières invisibles que je devais tenir.

Cela était très perturbant entre peur d’être infecté par le virus et la totale méconnaissance des nouvelles façons de travailler.

À savoir que le métier d’animateur est constamment en évolution et cela engendre une perpétuelle remise en question sur les pratiques  professionnelles de celui-ci.

Notre savoir faire et notre expérience nous permettront d’envisager une certaine évolution pour l’après-confinement.

 


Marion du BP 17 à Montpellier,

J’ai travaillé pendant la période de confinement. Je travaille avec des personnes âgées.

Nous avons donc dû revoir notre façon de travailler. Nous sommes deux dans le service animation, sachant que ma structure a tout un pôle autour de l’aide à domicile des seniors et retour d’hospitalisation. Nous participons donc à des permanences permettant aux salariés en première ligne de s’équiper pour se protéger.

Nous prenons contacts chaque semaine avec chaque senior, nous réalisons les courses. Nous les avons équipés de tablettes pour qu’ils puissent se divertir et communiquer avec leur famille.

Nous avons également commencé des animations à distance. Pour cela nous nous rendons devant leur domicile avec des masques et nous leur donnons des petites choses à faire. En ce moment les seniors réalisent des boîtes en carton avec des chocolats pour remercier les personnes qui travaillent. Elles en ont réalisé environ 80 pour le moment. Nous espérons étendre cela. Par ailleurs ils écrivent leurs pensées, leurs souvenirs et nous mettons tout cela en lien en vue de créer un livre.

Forcément cette crise a modifié nos façons de travailler, nous avons perdu tout le côté convivial avec les sorties, les rencontres, les moments café tous ensemble. Mais nous essayons tout de même de préserver au maximum le contact et de donner des activités, non pas pour dire qu’elles font quelque chose, mais que toutes ces personnes veulent se sentir utiles et elles le sont. Elles ont d’ailleurs réalisé pour notre structure une décoration permettant de remercier à nouveau toutes les personnes qui travaillent en ce moment. Leur slogan: “votre métier, notre fierté, merci”.

Après le confinement la principale évolution pour nous sera, bien entendu, de leur apprendre à mettre un masque, à respecter les gestes, sans cela les activités de groupe ne pourront pas reprendre.

Ensuite il y aura des temps de discussion beaucoup plus importants pour pouvoir parler de tout cela et reprendre contact, certaines personnes ne parlent qu’à nous et n’ont aucun contact avec les autres.

Par ailleurs nous avons monté un projet nouvelles technologies, pour leur apprendre à se servir de tablettes, pour se divertir. Ce qui est fait en ce moment, sera développé dès septembre.

En tout les cas ce qui est important avant tout c’est le public et malgré les circonstances, il faut tout de même le mettre en avant et je les remercie pour ce qu’elles font en ce moment.

 


 

Claude du DESJEPS à Toulouse,

Je travaille dans une régie de territoire. En début de confinement, on a tous eu, je pense, un bon exercice en gestion RH avec des salariés en télétravail, garde enfants, chômage technique, arrêt maladie et personnes à risque… Malgré les difficultés, nous avons maintenu l’activité auprès des habitants des quartiers. Nous avons protégé nos salariés et mis en place quelques protocoles qui semblaient logiques (masques et gel).

La grande différence se joue dans la relation physique avec les personnes en milieu professionnel.

Pour l’après, il faudra beaucoup de pédagogie et de concertation pour comprendre ensemble et imaginer un autre avenir.

 


 

Aurélien du BP à Albi

Je suis en poste dans une collectivité territoriale en adjoint de direction sur un CLAE et comme animateur sur un CLSH.

Pendant le confinement, j’ai travaillé une semaine sur un accueil des enfants du personnel soignant mais aussi travaillant dans le social. Peu d’enfants (entre 15 et 25/30 suivant les semaines) dans un espace assez grand donc des facilités quant à la distanciation et aux gestes barrières. La municipalité avait mis à disposition du personnel des masques, gants, gels et thermomètres.

Concernant les changements, je pense que nous allons réellement les voir lors de la reprise au 11 mai. Il faut effectivement s’attendre à pas mal de bousculades sur nos façons de fonctionner.

Je pense que ce virus à placé l’Humanité en confinement afin de la faire réfléchir sur sa façon de vivre, de consommer mais aussi le rapport au Vivant est également un gros élément de réflexion. C’est donc un TOUT qui doit être changé, modifié, afin que tout un chacun puisse trouver une place. Nous avons encore la possibilité de bouger le cours des choses. Pour cela, il nous faut penser différemment et continuer de vivre mais avec moins.